Arsenault, Erika (2026). Nous soignerons nos écailles, suivi de, territoires et transmission d'un héritage au féminin chez Marie-Hélène Voyer. Mémoire. Rimouski, Québec, Université du Québec à Rimouski, Département de lettres et humanités, 126 p.
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Résumé
RÉSUMÉ : Ce mémoire en recherche-création s’intéresse aux liens entre filiation féminine et territoire. Il propose d’examiner comment la mémoire des femmes et l’héritage maternel se transmettent à travers des lieux associés à l’enfance, à la maison familiale et aux espaces ruraux, particulièrement lorsqu’ils sont fragilisés ou menacés. Le premier volet, intitulé Nous soignerons nos écailles, adopte la forme d’une suite de fragments. Une narratrice revient sur les lieux de son enfance et la dégradation écologique agit comme déclencheur d’une réflexion plus intime sur le corps féminin, ses expériences (menstruations, contraception, amitiés, tabous) et les liens entre femmes, particulièrement celui qui unit mère et fille. L’écriture cherche à préserver ce qui se détériore, qu’il s’agisse d’un lieu naturel, d’un souvenir ou d’une relation. Le deuxième volet prend la forme d’une analyse consacrée aux œuvres de Marie-Hélène Voyer : les recueils Expo Habitat et Mouron des champs. Ce corpus explore la ferme familiale bas-laurentienne, l’enfance rurale et les figures maternelles liées au milieu agricole. Le premier chapitre étudie les lieux représentés par Voyer en mobilisant les concepts géocritiques tels que définis par Christiane Lahaie et Mario Bédard. Il montre que ces espaces fonctionnent comme archives de la mémoire et comme lieux fragilisés nécessitant une forme de sauvegarde par l’écriture. Le second chapitre analyse la filiation féminine à partir des études de Lori Saint-Martin et d’Evelyne Ledoux-Beaugrand. Il met en lumière comment la poésie de Voyer donne voix aux femmes disparues ou silencieuses et comment cette prise de parole participe à la construction d’un héritage symbolique. Les résultats suggèrent que la mise en récit des lieux constitue une manière de préserver la mémoire des femmes, et que la filiation contribue à sauvegarder les espaces qu’elles ont habités. L’étude conclut que cette relation réciproque peut être pensée sous l’angle du matrimoine, compris comme un geste de transmission qui prend la forme d’un « prendre soin » autant du territoire que des femmes. -- Mot(s) clé(s) en français : matrimoine, filiation féminine, territoire, poésie québécoise, géocritique, Marie-Hélène Voyer, transmission. --
ABSTRACT : This research-creation master’s thesis focuses on the connections between female lineage and territory. It examines how women’s memories and maternal heritage are transmitted through places associated with childhood, the family home, and rural landscapes, especially when these spaces are fragile or endangered. The first section, Nous soignerons nos écailles (We Will Heal Our Scales), is composed of a series of fragments. A narrator returns to the sites of her childhood, where ecological degradation prompts a deeper reflection on the female body, her experiences (menstruation, contraception, friendships, taboos), and the relationships between women, particularly between mothers and daughters. The writing seeks to preserve what is deteriorating, whether a natural environment, a memory, or a bond. The second section offers an analytical study of Marie-Hélène Voyer’s works, specifically the poetry collections Expo Habitat and Mouron des champs. This corpus explores the family farm of the Lower St. Lawrence, rural childhood, and maternal figures rooted in the agricultural world. The first chapter explores the places depicted by Voyer, drawing on the geocritical concepts of Christiane Lahaie and Mario Bédard. It shows how these spaces function as memory archives and as vulnerable places that require preservation through writing. The second chapter examines female lineage through the theoretical frameworks of Lori Saint-Martin and Evelyne Ledoux-Beaugrand, highlighting how Voyer’s poetry gives voice to women who have been forgotten or who remain silent, and how this act of giving voice helps construct a symbolic legacy. The findings suggest that narrating place serves as a way to preserve women’s memory, and that lineage contributes to safeguarding the spaces they inhabited. The study concludes that this reciprocal relationship can be understood through the concept of matrimoine, conceived as an act of transmission expressed through a form of “care” directed toward both territory and women. -- Mot(s) clé(s) en anglais : matrimoine; female lineage; territory; Quebec poetry; geocriticism; Marie-Hélène Voyer ; transmission.
| Type de document : | Thèse ou mémoire de l'UQAR (Mémoire) |
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| Directeur(trice) de mémoire/thèse : | Deslauriers, Camille |
| Information complémentaire : | Mémoire présenté dans le cadre du programme de maîtrise en lettres en vue de l'obtention du grade de maître ès arts (M. A.). |
| Mots-clés : | Matrimoine culturel; Filiation féminine; Transmission; Territoire; Géographie humaine; Géocritique; Poésie québécoise - 21e siècle; Marie-Hélène Voyer. |
| Départements et unités départementales : | Département de lettres et humanités > Lettres |
| Date de dépôt : | 23 sept. 2026 19:40 |
| Dernière modification : | 23 sept. 2026 19:40 |
| URI : | https://semaphore.uqar.ca/id/eprint/3644 |

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