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Vers une stratégie durable et intersectorielle de communication du risque à la santé et des meilleures pratiques en matière d'entretien à l'attention des propriétaires des puits d'eau potable privés en Chaudière-Appalaches : rapport d'activités de l'initiative structurante

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Drapeau, Jacynthe et Lessard, Lily (2019). Vers une stratégie durable et intersectorielle de communication du risque à la santé et des meilleures pratiques en matière d'entretien à l'attention des propriétaires des puits d'eau potable privés en Chaudière-Appalaches : rapport d'activités de l'initiative structurante. [Monographie]

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Résumé

Dans la région de Chaudière-Appalaches, 24% de la population de la région (36% si on exclut la ville de Lévis) est desservie par un puits privé. Chaque propriétaire de puits privés, la plupart vivant en milieu rural, est responsable d’assurer la qualité de son eau dans une perspective de protection de la santé de son ménage. Il est recommandé d’analyser les paramètres microbiologiques deux fois par année et les paramètres physico-chimiques au moins une fois pendant la période d’utilisation d’un puits. L’analyse de tous ces paramètres est aussi conseillée lors de changements soudains dans le goût, l’odeur ou l’apparence de l’eau potable ou lorsque des modifications sont apportées au puits ou au sol environnant. Il n'existe pas actuellement d’encadrement ou de juridiction en matière d’analyse des eaux de puits privés. La DSPu-CA constate toutefois qu’une faible proportion de propriétaires de puits privés dans la région suit les recommandations en matière d’analyse de la qualité de l’eau. Cette situation présente des risques du point de vue de la santé. Des campagnes de sensibilisation citoyenne de même que l'implantation d'un service d'analyse à moindre coût géré par le milieu municipal et visant à faciliter l’accès aux analyses ont déjà été tentées dans la région. Malheureusement, les succès de ces initiatives s’estompent rapidement et ne parviennent pas à atteindre les objectifs visés. Une démarche structurée se fondant sur l'approche de l’Intervention Mapping en promotion de la santé de Bartholomew et coll. (2011) a été adoptée dans le cadre de ce projet structurant afin de doter la région d’un plan d’action. Le comité restreint (formé de l’équipe de l’UQAR : deux professeures-chercheures et une professionnelle de recherche, de l’équipe de la DSPu-CA : une conseillère en santé environnementale, une médecin spécialiste en santé publique ainsi qu’une gestionnaire ainsi que de la directrice du COBARIC qui agissait en tant que représentante des OBV régionaux) a procédé à une collecte de données adaptée de la méthode Delphi. Ce sondage Delphi a permis de colliger une quantité appréciable d’informations liées à la problématique. Une recension des écrits a été débutée dès l’automne 2018 et s’est échelonnée jusqu’en février 2019. Les deux questions de recherche étaient; « Quels sont les principaux facteurs (les freins et les incitatifs) associés à la pratique d’analyse de l’eau par les propriétaires de puits privés? » et « Quelles sont les différentes interventions connues visant à favoriser cette pratique et quelle est leur efficacité ? ». Un comité intersectoriel a été formé afin de contextualiser les données issues de la littérature et pour élaborer le plan d’action. Dix-neuf intervenant.es issu.es de divers milieux incluant des citoyen.es propriétaires de puits ont été réunis afin de bénéficier des savoirs et des expertises qui leur étaient propres. Il a été intéressant de constater l’engouement que suscitait notre projet auprès des divers intervenant.es. Le comité intersectoriel a été consulté à trois reprises au cours du projet structurant soit une première fois le 15 mars 2019, la deuxième entre le 28 mai et le 5 juin et la dernière le 7 juin 2019. Les objectifs principaux de ces consultations étaient d’abord d’échanger sur les défis rencontrés dans la région par rapport à la problématique de la qualité de l’eau des puits privés, de préciser les besoins régionaux liés à l’accessibilité à une eau potable de qualité pour les propriétaires, de déterminer les balises d’un plan d'intervention concerté visant l’amélioration de la qualité de l’eau potable qui se fonde sur les données probantes, le contexte de la région et sa population ainsi que l’expérience et connaissances des membres. Les rencontres visaient à établir des collaborations durables entre les acteurs concernés par l’enjeu de l’analyse de l’eau des puits privés. Les membres du comité intersectoriel se sont entendus sur le fait que les coûts, l’accès limité au laboratoire et au matériel, le manque de connaissances et les fausses croyances des propriétaires de puits privés ainsi que les difficultés à passer à l’action pour les propriétaires de puits représentaient les principaux obstacles au comportement de faire analyser son eau. Ces obstacles ont également été identifiés comme étant ceux qui étaient le plus à la portée des actions du comité. Les membres du comité intersectoriel se sont ensuite prononcés sur les critères devant guider le choix des sites-pilote pour l’implantation du plan d’action. Ces quatre critères ont notamment été pris en compte; la volonté de participer des intervenant.es en place, la possibilité de généraliser les interventions sur le plan régional et national, la possibilité d’un déploiement à grande échelle (MRC) et les vulnérabilités matérielles et sociales. Le contenu du plan d’action comprend les objectifs spécifiques ainsi que les moyens à mettre en place, les responsables de chacun de ces moyens, les partenaires et les échéanciers. Ces objectifs spécifiques visent à rencontrer les trois objectifs généraux suivants; 1) Réduire les contraintes logistiques, financières et comportementales à la collecte et l’analyse de l’eau par les propriétaires de puits, 2) Faciliter l’interprétation des résultats d’analyse et 3) Réduire les contraintes logistiques, financières et comportementales à la mise en place de mesures de correction en cas de contamination de l’eau du puits. La ville/MRC de Lévis a été déterminée comme site pilote ainsi qu’un autre à déterminer parmi la MRC les Etchemins, la MRC Les Appalaches ou la MRC L’Islet. Il a été choisi d’avoir plus d’un site pour une meilleure représentativité de la région, c’est-à-dire un site pilote plus urbain et un autre plus rural. Suivant le présent projet structurant, il est prévu qu’une équipe de travail nommée « le noyau de coordination » prenne en charge le plan d’action et procède à son implantation. Une première réunion de ce comité de travail est prévue à la mi-novembre 2019. Dix personnes forment actuellement le comité de coordination, les membres ont été choisis par le comité intersectoriel. Ce projet pilote sera accompagné d’une évaluation de la satisfaction et des impacts des mesures du plan d’action sur le nombre d’analyse d’eau de puits.

Type de document : Monographie
Information complémentaire : Comprend des références bibliographiques (pages 24-25) -- Université du Québec à Rimouski -- Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches -- Centre de recherche du CISSS Chaudière-Appalaches -- Fondation Hôtel-Dieu de Lévis -- CoRSeR Collectif de recherche sur la santé en région --
Mots-clés : Eau potable Analyse Puits artésiens Eau Qualité Biosécurité Risques pour la santé Chaudière-Appalaches Québec (Province)
Déposé par : DIUQAR UQAR
Date de dépôt : 31 août 2020 14:09
Dernière modification : 01 sept. 2020 20:04
URI : http://semaphore.uqar.ca/id/eprint/1624

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